60 % de Français iront en vacances, mais 55 % n’ont pas décidé où !

Ça se précise ! Les Français vont majoritairement partir en vacances cet été, mais 55 % de ceux qui partiront n’ont pas encore réservé et 17 % ont réservé seulement leur logement. Il y a de la marge pour les hébergeurs ! Cette formidable prévision produite par YouGov nous éclaire sur le programme estival de Français survitaminés, qui favoriseront les hébergement indépendants à 37 %.

D’emblée, une note très positive : les semaines qui s’écoulent nous rapprochent d’une franche reprise, la confiance générale progresse jusqu’à laisser entrevoir un “nouvel optimisme pour l'industrie du voyage”, selon l’étude Deloitte "Global State of the Consumer Tracker", effectuée du 17 au 24 avril. L’été qui arrive est une période test de la sortie progressive du Covid, avec une hésitation des clients : faut-il réserver tout de suite, ou attendre encore, que le passeport sanitaire européen soit adopté par tous et que la vaccination concerne la plupart des individus ? Échaudés en 2020 mais remplis d’espoir en 2021, les Français vont partir massivement en "grandes vacances" cet été.

D’emblée, tenez compte du mouvement : 60% des Français ont l’intention de partir, 30% ne le prévoient pas en juillet-août. Au total : les vacances sont dans de nombreux esprits, il reste seulement à savoir quand …

Faites attention aux annulations de dernière minute

Regardons les prévisions de réservations YouGov, selon une étude réalisée les 6 et 7 mai auprès de 1010 personnes (YouGov, institut d’études international proposant des solutions globales et innovantes, basé à Londres en 2000, dispose d’un panel de 460 000 personnes en France).

Quelles sont les envies des Français ?

  • 41% ont prévu de partir en France,
  • 14% ont prévu de partir à l’étranger,
  • 6% visent la France et l’étranger,
  • 11% n’ont pas encore choisi leur destination, fin mai.

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Le tendance de la haute saison n’est pas encore fixée, car 55 % des Français qui partiront en vacances ne sont pas passés à l’acte d’achat. Les jeux ne sont pas encore faits dans les différentes destinations même si cette tendance à la réservation évolue de semaine en semaine; (ils étaient 68 % selon la dernière étude de l’Alliance Française pour le Tourisme).

Une des tendances à redouter, en contrepoint, est le risque d'annulations de dernière minute. En effet, avec des conditions de réservation plutôt souples pour attirer le voyageur, certains établissements (fort heureusement) ont déjà bien rempli leur planning au point, pour certains de se déclarer "déjà plein pour l'été". C'est ignorer le risque que des voyageurs annulent dans les tous derniers jours car ils auront trouvé mieux ailleurs, ou moins chers. Ce phénomène a pu être mesuré, dans une moindre limite à l'été 2020, mais il est fort probable qu'il soit très intensif cet été. Quelle réaction, du coup, adopter ?

  • soit, "forcer" la confirmation des réservations et des paiements sur les dates déjà calées par vos clients pour sécuriser votre activité,
  • soit, rester attentif à votre fluctuation de planning et être en mesure de remettre, très vite, à la vente vos (futurs) invendus; et, peut-être du coup, pouvoir vous revendre à des prix plus élevés ...

Des réservations de plus en plus tardives

L’étude révèle aussi que 41 % de ceux qui ne partiront pas en juillet ni en août sont empêchés par leur budget. Et que 29% en sont désormais à préférer une autre période (que leurs anciennes dates de départ). Tandis que 11 % des voyageurs continuent à craindre de contracter le Covid s’ils partent cet été.

Pour comparer, consultons l’étude Deloitte "Désireux mais prudents : les voyages aux États-Unis lors du deuxième été du Covid", parue le 25 mai : on observe que la pandémie continue d'impacter les décisions de voyage. Pour les sédentaires de cet été, l’actualité sanitaire est une raison plus importante (41 %) que les soucis financiers (30%) pour rester à la maison. 71 % des Américains prévoyant de voyager s'attendent à ce qu'au moins la moitié des vacanciers soient vaccinés au moment de leur voyage.

Quel style de vacances ? L’étude YouGov révèle aussi que…

* 66 % des Français qui partiront vont s'attaquer, seulement désormais, à préparer leur programme de vacances,

  • 70 % souhaitent un séjour actif,
  • 64 % octroient de l’importance à la beauté des paysages,
  • 64 % sont attentifs au rapport qualité/prix de la destination.

Ces mêmes critères se confirment dans la dernière étude AirBnB qui détermine le prix comme critère Numéro 1 et ... la flexibilité (en tous points de vue) en nouveau critère du Top 3 des motivations de voyager.

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Les hébergements indépendants, leaders du marché

Prendre des vacances, OK, mais dans quel format et quel type de logement ? Ce graphique montre un effet Covid persistant, car les clients de l’été à venir redoutent toujours le brassage. Une certaine proportion favorisera les hébergements indépendants, de dimensions plus raisonnables que les grands ensembles. Les propriétaires de chambres d’hôtes ou apparentés voient ici confirmée la tendance estivale 2021 : leur offre est particulièrement prisée, en raison des circonstances ... et elle va s'installer dans le temps. Ce succès à venir était déjà annoncé par l’étude de l’Alliance Française pour le Tourisme (34 % des clients recherchant un logement autonome, 74 % visant un logement individuel). Il s’agit donc d’une confirmation, mais attention, le bon vieux format "hôtel" n’est pas pour autant banni, il devrait concentrer près d’un cinquième du marché.

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Pour les hébergeurs, c’est maintenant que ça se passe !

Où en est la vaccination ? 36 % des Français avaient reçu au moins une première dose le 26 mai. La progression est lente, mais chaque jour qui passe est un encouragement vers le rétablissement de l’industrie touristique. Les conditions sont réunies pour le grand saut vers les vacances. Les hébergeurs qui ne sont pas encore passés en mode “promo-séduction” doivent saisir l’occasion de se faire connaître et de se démarquer, pour s’assurer de bons taux de remplissage.

Rien n'est joué, faire feu de tout bois

D'une étude à l'autre, il faut donc retenir que l'été 2021 sera exceptionnel ... mais que les réservations vont à peine débuter maintenant (et pour celles qui étaient déjà faites, il va falloir compter sur un risque important de turn-over; c'est-à-dire, annulations et re-réservations).

Qui plus est, les OTAs n'ont pas encore mis le turbo sur le plan marketing et, même s'ils font chauffer les moteurs, leur entrée sur le marché ne sera pas encore fracassante avant 2 ou 3 semaines.

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Les voyageurs français savent que l'offre est à leur portée et que les disponibilités (et les prix) seront volatiles jusqu'au dernier moment. Ils prennent donc encore le temps de préparer leur séjour, de déterminer avec qui et combien de temps ils veulent partir, etc ...

Les recherches s'intensifient donc tous azimuts sur le web, les réseaux sociaux et les traditionnels "guides papier": 48 % des Français continuent d'utiliser un guide de voyage pour leur séjour de l'été 2021 ! (Routard, Guide Michelin, Guides Rivages, Petit Fûté et Lonely Planet sont cités spontanément).

Il vous faut donc miser sur un mix papier-digital, dès maintenant, pour renouer avec une audience avide de départs. Booster la présence des sites et rafraîchir leurs contenus, faire de même avec les réseaux constitue une stratégie digitale à laquelle doit être ajoutée une action de visibilité, pour retrouver les performances d'avant-Covid. Pour bien rédiger, nos conseils sont. Une fois l'étape de la "production" accomplie, celle de la "diffusion" se déroule bien si on prévoit un peu de budget pour rabattre des clients, via les contenus sponsorisés, sur Facebook en particulier.
Il est temps de devenir (commercialement) agressif, pour émerger sur un marché de l'hébergement à taille humaine et à la carte promis à devenir une solide référence de l'été et de l'automne 2021.