L'IA créerait-elle une nouvelle caste de "Super-Voyageurs" ?
On le sentait venir, mais les chiffres viennent de tomber: l'intelligence artificielle n'est plus seulement un gadget pour technophiles en mal de sensations fortes mais, selon la dernière étude Phocuswright intitulée "The AI Surge", elle serait en train de sculpter le profil du client idéal : celui qui voyage souvent, qui dépense sans trop compter et qui maîtrise les outils numériques comme personne.
L'IA serait-elle déjà devenue le nouveau sésame de la rentabilité touristique ? Le constat de Phocuswright (un des grands spécialistes du secteur) est sans appel : les voyageurs qui utilisent l'IA pour planifier leurs séjours disposent d'un budget bien plus conséquent que la moyenne. On parle même d'un revenu médian par foyer de 129 200 $ contre 104 000$ pour les non-utilisateurs (oui, l'étude reste centrée sur les US, mais bon ...).
Mais ce n'est pas tout. À y regarder de plus près leur panier moyen, il semblerait que leur budget annuel moyen serait de 4 500 $ pour les adeptes de l'IA contre 3 000$ pour les autres. Et ce n'est pas tout ! Leur fréquence de voyage serait de 3,8 voyages de loisirs par an (contre 2,9 pour les autres). Tandis que leur âge moyen se porterait à 41 ans, soit "un public dynamique, en pleine possession de ses moyens financiers et technologiques" selon les experts de PhocusWright.
Et, comme on s'en doute, ces clients ne se contentent pas de chercher le prix le plus bas. Ils cherchent aussi l'expérience, la fluidité et, surtout, la pertinence.
Certes, comme le soulignent les analystes, "ce n'est pas l'outil qui crée l'argent, bien sûr. Mais l'usage de l'IA révèle un comportement d'achat plus sophistiqué ..." Et de préciser que ces voyageurs utilisent en moyenne quatre outils numériques différents pour préparer leur périple, contre à peine deux pour le reste de la population.
En intensifiant leurs recherches, ces voyageurs seraient donc dans une logique "d'augmentation de leur expérience": pour eux, non seulement l'IA n'est pas une menace, mais c'est surtout un assistant personnel qui leur permet d'aller plus vite, de dénicher des pépites et de personnaliser leur séjour au millimètre près.

Selon les experts, cette nouvelle "clientèle" adepte des nouvelles façons de chercher ne se capte pas avec des méthodes traditionnelles. Et comme toujours en matière d'IA, les conseils sont peu ou proue les mêmes:
- Soignez votre présence sur les plateformes de réponse car l'IA se nourrit de données. Assurez-vous que vos informations (horaires, services, descriptifs) sont claires et structurées sur le web pour que les agents conversationnels puissent vous recommander.


- Misez sur la personnalisation car ces voyageurs sont prêts à partager leurs données s'ils reçoivent une offre sur-mesure en retour. Ne leur envoyez donc pas une newsletter générique, mais proposez-leur l'activité qui correspond exactement à leurs passions.
- Simplifiez le parcours d'achat car ils détestent perdre du temps: un moteur de réservation fluide, rapide et mobile-friendly est le strict minimum pour ne pas les perdre en route.
- Enfin, valorisez vos expériences "instagrammables" et uniques : puisqu'ils dépensent plus, ils attendent plus. Mettez en avant ce que l'on ne trouve nulle part ailleurs et exposez un maximum de ces contenus sur votre site et les moteurs IA ...
En clair, dans l'univers du voyage comme ailleurs, l'IA n'est plus une curiosité, mais une véritable attente. En particulier, auprès de ce segment de clientèle, plus jeune et plus riche, qui redéfinit les règles de la recherche et de la ... compétition. En clair, si l'on en croit les experts de PhocusWright, "la révolution est en marche, et elle porte un nom : l'hyper-personnalisation !"