L’ANCH sonne la mobilisation générale en faveur des maisons d'hôtes

L’ANCH sonne la mobilisation générale en faveur des maisons d'hôtes
C'est peu de dire que l'univers de la (maison ou) chambre d'hôtes est en pleine ébullition. Prises en étau entre l'hôtellerie traditionnelle et les "meublés" traqués par la loi Le Meur, les propriétaires s'organisent pour amplifier leur représentativité. C'est dans ce contexte électrique qu'est née l'Association Nationale des Chambres d'Hôtes (ANCH) comme nous l'explique sa présidente ...

Nous avons rencontré Stéphanie Bardou, l'une des cofondatrices, élue première présidente de cette nouvelle organisation représentative, qui revient sur une première année de combat intense et nous dévoile la feuille de route de l'association pour 2026. Entretien avec une passionnée (à la tête d'un groupe de fondateurs tout aussi passionnés !) qui ne compte pas ses heures pour défendre le secteur.

Pourquoi avoir créé l’ANCH maintenant ? Quel a été le déclic ?

Tout est parti d'un sentiment d'urgence. J’ai lancé ce projet en réaction directe à la loi Le Meur. Pour beaucoup d'entre nous, cette réforme met clairement en danger les hébergeurs sous statut micro.

Il fallait une voix forte pour dire que la chambre d'hôte n'est pas qu'un simple meublé de tourisme, c'est une aventure humaine, chez l'habitant. La première année a été presque exclusivement consacrée à cette lutte parlementaire pour faire comprendre nos spécificités. Et le combat est loin d'être terminé !

Justement, quel est l’ADN de l’association au quotidien ?

Nos statuts sont clairs : nous sommes là pour soutenir et défendre les intérêts des propriétaires et gérants en France. Mais au-delà de la défense, il s’agit de créer une véritable synergie. Les piliers de notre action se traduisent par une représentation politique, notre mission est de négocier sans relâche auprès des instances nationales (ministères, URSSAF, etc.). Puis, évidemment, de rester en veille juridique pour que nos adhérents ne soient jamais pris de court par un nouveau décret. Nous voulons aussi assurer la promotion d'un label (certes, un de plus !) mais dont le but est de faire savoir que dormir en chambre d'hôtes, c'est une expérience unique. Enfin, avec mes cofondateurs, nous nous attelons à l'animation de réseau, via notre site internet et nos communautés digitales. Mais aussi, sur le terrain.

Vous parlez de déploiement régional. Comment l'ANCH s'organise-t-elle sur le terrain ?

C’est le grand chantier de 2026 ! On ne peut pas tout piloter depuis le Gard ou de Paris. Nous structurons l'association avec 17 antennes régionales, de la Bretagne à la Réunion. Chaque région élit un délégué pour un mandat de 3 ans: ces élus sont nos yeux et nos oreilles sur le terrain. Nous nommons aussi des relais départementaux pour être encore plus proches des problématiques locales. L'idée est simple : personne ne doit se sentir isolé dans sa cuisine au moment du petit-déjeuner des clients !

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Une association sur tous les fronts: L’Association Nationale des Chambres d’Hôtes a engagé un bras de fer législatif dès sa création pour obtenir l’exclusion de la profession de la loi Le Meur, dénonçant une assimilation injustifiée aux meublés de tourisme par le Sénat et défendant le maintien du statut micro-entrepreneur face aux propositions de passage en société. En partenariat étroit avec la FNAE, selon la présidente, le bureau a multiplié les visios et les négociations avec la députée Le Meur afin de préparer des amendements visant à garantir un statut spécifique pour les chambres d’hôtes, tout en alertant sur l'illogisme d'assujettir les habitations personnelles au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) ou à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS). Parallèlement, l'ANCH mène une veille rigoureuse sur les risques de fragilisation économique liés à l’abaissement des seuils de franchise de TVA et à la complexité administrative du passage au régime réel, tout en contestant fermement l’augmentation des cotisations sociales et les tentatives de requalification des nuitées en prestations de services par certaines URSSAF.

Quels sont les nouveaux outils mis à disposition des adhérents ?

Pour être crédible, il faut être visible. Nous avons investi massivement dans notre communication :

  • Un site internet (assoanch.fr) qui centralise les ressources,
  • Un groupe Facebook très actif pour échanger entre pairs,
  • Des outils physiques comme des flyers et des roll-up pour nos événements,
  • Des partenariats exclusifs avec des experts du secteur pour offrir des avantages concrets à nos membres ... comme avec elloha que nous sommes nombreux, déjà, à utiliser au quotidien.

Un mot sur l'avenir : quels sont vos prochains défis ?

L'objectif prioritaire reste l'extraction des chambres d'hôtes des contraintes les plus dures de la loi Le Meur. Nous travaillons aussi sur une charte de qualité et une stratégie de communication renforcée. Notre mission est de prouver que l'union fait la force. Plus nous serons nombreux, plus notre poids face aux décideurs sera important. Rejoindre l'ANCH, c'est s'offrir un bouclier juridique et un accélérateur de visibilité.

En conclusion ?

L'ANCH n'est plus seulement un projet, c'est une institution qui structure la profession. Entre défense politique et solidarité entre propriétaires, l'association trace une route claire pour l'avenir de l'accueil chez l'habitant. Vous êtes propriétaire ? Ne restez pas seul face aux réglementations. Passez à l'action : rejoignez la communauté sur assoanch.fr !

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