Les activités et loisirs plus fortement impactés par le covid sont confrontés à leur digitalisation

Seville réunissait ce weekend ce que l'Europe (et le monde !) compte de spécialistes du tourisme en ligne. Cette année, l'accent a été mis sur l'avenir des activités et des loisirs dont la digitalisation est clé dans cette ère post-covid ...

Réuni à Séville toute cette fin de semaine, tout ce que l’Europe compte de spécialistes du voyage, des loisirs et de la réservation en ligne se pressait dans les différentes salles de conférence de la capitale andalouse, à l'occasion du TIS (Tourism Innovation Tourism).

Au programme ? Oublier 2020, dresser un constat rapide de 2021 et, surtout, tenter de définir ce que sera 2022. Exclusivement autour de professionnels, de vrais spécialistes du business touristique, les grands parcs d’attraction comme des opérateurs plus modestes, cette édition 2021 à laquelle participait elloha a bien évidemment apporté son lot de données et de tendances ô combien précieuses.

Par exemple, dans le domaine des loisirs et des activités, le spécialiste mondialement reconnu qu’est Douglas Quinby rappelait que c’était bien là le secteur le plus affecté par le Covid.

Selon ce spécialiste, au plan mondial, si les compagnies de transport ont accusé une baisse de 50% de leurs revenus en 2020, les hôtels perdaient en moyenne 46%, les maisons d’hôtes et les locations de vacances, 42% et les activités et les loisirs … voyaient leurs revenus chuter d'un abyssal 82% de baisse !

Ces données sont globales, mondiales même. Elles intègrent les chiffres de très grands acteurs comme les parcs d’attraction tels que Disneyland qui ont été totalement fermés et dont l’impact sur ces statistiques est évidemment colossal. Toutefois, toujours selon Douglas Quinby, les «petits acteurs» n’ont pas été épargnés par la crise … notamment, ceux qui n’étaient pas digitalisés.

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Plus de mobile et moins de "dernière minute"

Toujours selon Douglas Quinby (et comme nous le prédisions dans nos articles à l’époque), seuls les acteurs vraiment digitalisés ont su tirer avantage de la reprise. Et pour cause: selon Arival, avant le covid, 60% des réservations de tickets, de visites guidées et d’activités se faisaient sur place (en physique) ou par téléphone. Après le covid, les comportements des voyageurs ont diamétralement changé puisque la courbe s’est complètement inversée. Désormais, 60% des consommations d’activités et de loisirs se font via la réservation en ligne.

Autre changement majeur : les activités que l’on pensait être réservées jusqu’en dernière minute (ce qui était le cas) sont réservées en ligne de plus en plus tôt.

Le consommateur veut «sécuriser» son expérience, ne pas se trouver confronté à des limitations d’accès liées à des jauges ou des créneaux précis, etc… Resultat ? Si 30% des activités se réservaient le jour même en 2019, elles n’étaient plus que de 15% en 2021 ! A l’inverse, ceux que l’on appelle dans le jargon hôtelier les «early birds» (c’est-à-dire qui réservent plus d’un mois à l’avance) ont gonflé leurs rangs. Avant le covid, s’agissant de la réservation de tickets et d’activités, ils n’étaient que 40%. Après le covid et en 2021, ceux qui réservent de plus en plus tôt sont désormais une majorité de 60% ! Et le phénomène, selon Arival, ne sera pas lié qu’à la reprise post covid. Les voyageurs ont pris goût à ce «confort» et le plébiscitent même de la part de tous les opérateurs de loisirs.

Selon tous les spécialistes présents (les analystes comme les fondateurs d'OTAs des loisirs comme GetYourGuide ou Tiquets), le phénomène va continuer de s'accentuer : les voyageurs veulent sécuriser leur réservation d'expériences, ils ne veulent plus faire la queue à des caisses, encore moins se trouver dans des groupes imposants (d'où l'importance des jauges et des créneaux horaires réservables ...), etc. Bref, rien qui ne puisse pas être solutionné et facilité par le recours au digital (dont elloha, bien sûr 😉).