Expériences: comment l'IA s'impose dans le choix des clients
En règle générale, les pros des loisirs restent souvent à la traîne, question digitalisation, derrière les pros de l'hébergement. Cependant, en 2026, ils devront mettre les bouchées doubles pour rester dans la course et se rendre visible de leurs futurs clients ... Car, d'ici à cet été, c'est sur l'IA qu'une grande partie de leur saison va se jouer ...
Souvenez-vous, il y a à peine un an. L'intelligence artificielle n'était qu'un sujet de discussion pour les technophiles ou une curiosité pour quelques voyageurs égarés. À l'époque, moins de 10% des touristes américains et européens l'utilisaient pour dénicher une activité. En seulement 12 mois, cependant, le paysage a radicalement changé.
D'après la dernière étude du cabinet Arival (leader dans le domaine), en douze mois, tout est allé très vite ! Selon les auteurs de l'analyse livrée ces derniers jours, aujourd'hui, ChatGPT, Gemini ou Claude ne sont plus des gadgets mais de véritables compagnons de route et les plateformes de référence pour choisir (et réserver !) ses loisirs de vacances. Pour certains profils de voyageurs, l'IA rivaliserait même désormais avec le géant Google et dépasserait, dans tous les cas, les réseaux sociaux !
Car, selon la dernière étude Arival menée auprès de 2 500 voyageurs, l'heure n'est plus à la transition, mais nous serions déjà entrés une nouvelle ère !
Le portrait-robot des nouveaux "IA-voyageurs"
En premier lieu, retenez que la fracture n'est plus géographique, mais démographique et économique. Si la France (64% d'adoption) est un peu plus prudente que le Royaume-Uni (78%), ce sont surtout l'âge et le portefeuille qui dictent les usages.
En effet, selon Arival, plus de 4 voyageurs sur 5 âgés de 18 à 54 ans utilisent désormais l'IA pour préparer leurs escapades et repérer leurs prochaines attractions (sportives ou culturelles). Certes, chez les plus de 55 ans, l'usage chute à 43% mais, comme on s'en doute, les habitudes numériques mettent un peu plus de temps à s'installer chez les "seniors" ... qui restent rarement en queue de peloton question adoption des nouveaux usages.

Autre enseignement, crucial pour votre business: 80% des voyageurs dits "affluents" (c'est-à-dire, avec des revenus supérieurs à 150 000 € par an) s'appuient exclusivement sur l'IA. En clair, les clients qui dépensent le plus sont ceux qui utilisent le plus l'IA. Et pour les opérateurs de tours et d'activités, apparaître dans les réponses de ces outils ne serait donc plus une option, mais une nécessité vitale pour capter cette clientèle "premium".
D'après l'étude, le marché se structurerait autour de quelques poids lourds :
- ChatGPT : utilisé par près de la moitié des sondés,
- Gemini (Google) avec près avec 30% de parts de marché,
- Tandis que les "résumés IA" directement intégrés dans la recherche Google capteraient 22% de l'attention; soit un total de 52% de recherches concentrés sur les "outils" Google ...
Mais attention, le voyageur est infidèle (numériquement parlant) ! Il combine souvent plusieurs outils, selon Arival, puisque ce dernier passerait de ChatGPT aux chatbots spécialisés d'Expedia ou de Booking pour affiner ses choix.
De l'inspiration à l'excursion : un usage à 360°
Autre enseignement, l'IA ne sert pas qu'à trouver une idée de destination un dimanche soir sur son canapé. Elle accompagne désormais le client tout au long de son parcours :
- Avant le départ : choisir l'hôtel (42%), planifier les itinéraires de transport (36%) et lister les activités à faire sur place (33%).
- Pendant le séjour, et c'est la grande nouveauté, l'IA devient un concierge de poche pour la traduction (36%), l'assistance en temps réel (34%) et les recommandations de dernière minute.
Le point faible ? La réservation directe. Seul un voyageur sur quatre utilise l'IA pour réserver. Pourquoi ? Parce que le paiement et le SAV restent encore complexes (lire plus bas). D'ailleurs, ChatGPT a récemment freiné ses ambitions sur la réservation native. Pour l'instant, l'IA influence donc, conseille, mais renvoie vers votre site ou un OTA pour conclure la vente.

Le choc ! L'IA détrône Instagram et le bouche-à-oreille
Enfin, c'est le chiffre que l'on doit retenir : aux États-Unis, l'IA est désormais plus utilisée que TikTok, Facebook ou Instagram pour découvrir des attractions. Elle dépasse même les recommandations des amis et de la famille.
En résumé, le paradigme change : pour un professionnel des loisirs, il ne faut pas se limiter à chercher à être bien classé dans une liste de résultats, mais à être tout simplement la réponse choisie par l'IA.
Pour cela, pensez à optimiser pour les réponses données par les moteurs IA et pas seulement en utilisant des mots-clés : rédigez du contenu qui répond à des questions précises (ex: "Que faire à Annecy quand il pleut avec des enfants ?").
Soyez spécifique et différenciant : plus votre description est riche et unique, plus l'IA pourra vous recommander précisément au bon profil de client.
Mettez à jour vos informations partout : n'oubliez pas que l'IA puise ses sources sur votre site, mais aussi sur les plateformes d'avis et les OTAs. En ce domaine, la cohérence est reine.
Enfin, soignez votre SEO local : les outils comme Gemini s'appuient massivement sur les données Google Business Profile. En clair, si votre fiche Google est en jachère et rarement mise à jour, adieu la recommandation faite par les moteurs IA !

En résumé : l'IA est votre nouvelle vitrine
L'IA n'est pas un canal de distribution supplémentaire, c'est l'interface qui va bientôt tout englober. La satisfaction des utilisateurs est massive (plus de 80% de satisfaction aux USA); ce qui en fait un mouvement irréversible. Ne tardez donc pas à transformer votre communication pour qu'elle devienne "IA-friendly" et, par conséquent, à développer plus de clarté, dans ce domaine, mais surtout, une plus grande expertise !

