Prêts à renoncer au sexe (et au travail) pour voyager !

L’envie de voyager est tellement forte, en raison des privations, que certains publics - à choisir - se disent prêts à renoncer à travailler et même à faire l’amour ! Chez ces hommes et ces femmes, les restrictions provoquées par le Covid-19 sont une cage dont ils veulent s’échapper au plus vite, pour jouir de la liberté. Renoncer à s’envoyer en l’air, pour aller le prendre ! Cela en dit long sur le caractère indispensable des vacances.

Il existe des sondages de toutes sortes et sur tous les sujets. Certains, aux apparences frivoles, sont de puissants révélateurs comportementaux. C’est le cas de l'une des dernières études du comparateur d’hôtels sur internet Trivago, filiale d’Expedia, qui s’est penché sur la manière dont les consommateurs planifient, rêvent et envisagent de voyager en 2021. Après une année qui a tout changé, les voyages modernes ont été profondément modifiés, peut-être pour toujours. Alors que les avancées du vaccin deviennent déterminantes et que les restrictions se lèvent dans certaines parties du monde, les voyageurs les plus impatients attendent le signal pour repartir à l'aventure.

De drôles de renoncements

L'enquête Trivago, menée 3 au 9 janvier auprès de plus de 2000 adultes au Royaume-Uni et aux USA, révèle autant de forts désirs de voyager qu’une étonnante liste des renoncements, envisagés en contrepartie de cette “libération”. La majorité se déclarent “excités” (55%) ou “heureux” (52,5%) à l’idée de leur premier voyage après la pandémie. Pour certains, voyager vaut mieux que "s'envoyer en l'air !".

Voici ce que les consommateurs abandonneraient pour voyager à nouveau :

Pour revoyager, ils renonceraient...
A toutes leurs économies 25 %
Au sexe pendant 1 an pour reprendre la route tout de suite 39 %
Abandonner son partenaire pour voyager maintenant 20 %
Abandonnerait son emploi 44,5 %

Accepter de renoncer à son épargne, aux parties de jambes en l’air et à son emploi, pour voyager, révèle la grande importance prise par l’envie d’ailleurs, exacerbée par la pandémie, mais développée pendant des décennies de civilisation des loisirs. Les vacances ne sont pas un simple supplément à la vie, elles sont un volet majeur de l’existence. Les voyages jouent un rôle majeur dans nos vies et notre bonheur en général.

Il faut avouer que les choix proposés (entre faire l'amour et faire ses valises) sont surprenants. L'enquête et les questions posées par Trivago soulèvent forcément l'étonnement et nous rappellent "Les Choix", le fameux sketch de de Pierre Palmade.

Voyager est indispensable à la vie

En provoquant un manque, le coronavirus a favorisé la prise de conscience sur la nécessité de rompre avec son quotidien, y compris dans la proximité : de la brève escapade à l’évasion au long cours, les humains que nous sommes ont un besoin d’aération. 2020 a invité de nombreux hébergeurs à réfléchir sur les soins personnels et leur intégration aux voyages. Le concept de voyage devenant une forme de bien-être (notamment émotionnelle) et un élargissement des perspectives est en progression (peut-être devrons-nous bientôt évoquer le voyage-médicament ?).
Plus de 80% du public interrogé par Trivago est assez ou fortement d'accord pour dire que les voyages font partie d'une vie bien équilibrée. Une autre écrasante majorité (81,5%) correspond à ceux pour lesquels l’empêchement de voyager librement est l'un des pires aspects de la pandémie. Pour 87% des Britanniques sondés, les voyages sont essentiels à une bonne vie.shutterstock_1043518051

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Vers un boom des voyages après la pandémie

Revenons sur l’idée de la cage (aux lions ou aux oiseaux ?) dans laquelle les futurs voyageurs seraient enfermés depuis des mois. Une fois leur cellule ouverte, ils pourraient bien se précipiter vers des destinations, pour rattraper le temps perdu. 72% des Nord-Américains et 66 % des Britanniques affirment prévoir de voyager plus que par le passé une fois la pandémie terminée. Mais au-delà de la quantité, c’est aussi la composition et la raison des vacances qui devrait changer : la définition des séjours a changé. L'idée classique des déplacements planifiés et réservés devient obsolète, car la capacité de planifier a pris du plomb dans l’aile. Les vacances de rêve ne sont plus les mêmes, en raison de l’isolement. 34 % des Britanniques (47 % chez les aînés) prévoient de passer du temps avec la famille et les amis qui leur ont manqué.