Booking "fait le ménage" dans les locations de vacances

Après AirBnB, Booking fixe des contraintes lourdes aux propriétaires de locations de vacances (et non les hôteliers et les maisons d'hôtes, voir plus loin). Si les notes de propreté baissent, le bien sera immédiatement radié de son listing ...

Booking ne plaisante pas avec la propreté et la sécurité sanitaire des clients ... de locations de vacances (villas, maisons, appartements référencés sur son site). Depuis cette semaine, pour se distribuer sur Booking (ou se maintenir dans son "catalogue"), le propriétaire (ou le gestionnaire) de la location de vacances devra montrer "patte blanche" et démontrer, qu'en matière de propreté et de sécurité sanitaire, son score (voir plus bas) est impeccable. Sinon, au revoir, du balai (c'est le cas de le dire) !

Les hôtels et les maisons d'hôtes, eux, sont exemptés de ce processus très strict car Booking considér qu'ils sont gérés par des pros soumis à des normes et des exigences plus "carrées". La propreté et la sécurité des clients y est donc un pré-requis, une évidence.

Pourquoi cette mesure si radicale, annoncée jeudi dernier et désormais appliquée au plan mondial ?

  • d'abord, même si les plaintes sont peu nombreuses (1% de propriétés concernées, selon Booking), c'est déjà trop : dans un contexte hyper-flippé de pandémie, aucun OTA (et, à plus forte raison, le champion des champions) ne veut se payer le luxe d'un bad buzz sur des locations de vacances en dessous de toute exigence minimale de propreté et de sécurité sanitaire,
  • d'autre part, selon le patron de la division "logements alternatifs et appartements", Eric Bergaglia, les mots-clés "propreté" et "hygiène" (recensés dans les avis clients) ont augmenté de plus de 60% sur la plateforme depuis le début de la pandémie; c'est dire si le sujet préoccupe les clients de Booking,
  • enfin, dans un contexte d'entrée en bourse de son rival AirBnB, Booking entend s'imposer comme le champion des locations de vacances et donc, "serrer de près" son challenger et ses effets d'annonce; notamment celles, faites vendredi par AirBnB, d'imposer des protocoles de nettoyage drastiques à tous ses propriétaires et à exercer, soi-même, des contrôles "sur place" de ses logements,
Nouveau call-to-action

Si AirBnB annonce que, depuis cette semaine, 100% de ses propriétés appliquent un protocole strict, Booking affirme qu'il a la même garantie pour 14 millions de propriétés référencées dans son catalogue.


Depuis juin dernier, AirBnB a pris l'initiative d'imposer un protocole sanitaire hyper sttrict à tous ses "hosts". Depuis vendredi, leur application est mentionnée sur la page de chaque annonce concernée; ce qui est un "plus"

Si le champion des OTAs s'ajuste aux réactions de son challenger, pour autant, Booking n'impose aucun protocole aux propriétaires de "logements alternatifs" (c'est ainsi que sont distinguées les locations de vacances des hôtels et des maisons d'hôtes). L'OTA se contente de lister un certain nombre de bonnes pratiques et d'orienter, le cas échéant, les propriétaires vers des pros du nettoyage.

Toutefois, Booking va surveiller de près les notes et commentaires postés par "ses clients": l'OTA précise qu'il va tenir à jour la note de propreté de chaque adresse sur une période donnée (on parle de six mois) et, si la situation s'aggrave ou n'évolue pas favorablement - aux dires des "avis clients" - le bien sera purement et simplement radié des pages de Booking ! Pour son manager des "logements alternatifs": "Les avis de nos clients, qui reposent sur un séjour effectif, garantissent que seules les propriétés à la hauteur de la qualité de propreté minimale restent disponibles pour la réservation".